La danse basque

Danses basquesLes danses basques constituent une partie très importante de la culture basque et la base de son folklore. Chaque territoire historique, ou province, a ses particularités. Chaque village possède sa danse qu'il a coutume d'interpréter au cours de ses fêtes principales. Il existe, à ce jour, plus de 700 danses répertoriées officiellement qui peuvent être regroupées dans différentes catégories telles que :

  1. Les danses de procession ou de place, basées sur les fêtes qui se célébraient dans les processions et auxquelles la participation était populaire et spontanée.
  2. Les danses à caractère guerrier, leur interprétation, toujours liée à la commémoration ou à la mise à l'honneur, rappelle la danse rituelle durant laquelle le peuple soutient avec respect chaque groupe de danseurs.
  3. Les danses liées au cycle des saisons : ce type de danses est effectué pour marquer un événement particulier ou lors de périodes festives récurrentes (carnaval).

Quelques autres danses :

En Biscaye

Dantzari dantza, est l’une des danses les plus représentatives du Pays Basque, par son rythme, la force et la beauté de ses figures. L’instrument au son duquel elle a toujours été réalisée est le txistu, accompagné d’une percussion. Cette danse est en réalité un ensemble de neuf danses, dont quatre d’entre elles sont des danses de rythme et de chorégraphie individuelle similaires : Zortzinango, Banango, Binango et Launango. Trois autres de ces danses s’interprètent avec des jeux de bâtons ou d’épées : Ezpata joko txikia (bal de petites épées), Ezpata joko nagusia (jeu de grandes épées) et Makil jokoa(jeu de bâtons). Ikurrin (dantza-danse du drapeau) et Txontxongilo (marionette) ferment le cycle. Sa figure principale consiste en l’élévation du chef du groupe au-dessus des autres danseurs.

Kaxarranka, cette danse est interprétée dans la localité de Lekeitio, le jour de la Saint Pierre, patron des pêcheurs. Elle est réalisée sur un coffre(kutxa), le danseur se juche sur celui-ci qui est soulevé par huit arrantzales (pêcheurs). La révérence ou salut au public, le fandango, l’arin-arin, et une nouvelle révérence identique à celle du début.

En Labourd

Kaskarotak, il s’agit d’une danse féminine où le groupe de danseuses porte un panier plat (otara) servant à porter le poisson déchargé à l’arrivée des pêcheurs au port, elles dansaient avec des pas d’une grande vivacité ponctués d’un claquement typique des pieds sur le sol.

Lapurdiko ihauteria (carnaval du Labourd), il s’illustre de deux façons différentes. Dans la première, qui correspond généralement à des représentations annuelles, restreintes au cadre local, et pour laquelle les participants recueillent des produits et de l’argent pour la réalisation d’un repas, les convives sont masqués et sont connus sous le nom de piltzar ou zirtzilak. La seconde forme est obtenue lorsqu’il y a suffisament de monde intéressé, ce qui occulte le caractère périodique. Il s’agit alors d’une compagnie composée de personnages variés et colorés.

Xemeingo Dantza (danse de Xemein), elle est interprétée le 29 septembre, jour de la Saint Michel, L’attention est dirigée sur la lutte entre deux membres du groupe, qui figure la lutte du bien contre le mal ou la lutte qui opposa Michel à Lucifer, l’ange rebelle, jeté en enfer.

En Soule

Zuberoako Maskarada (mascarade de Soule), la mascarade souletine est une fête de carnaval qui associe spectacle de danse et prêches, les personnages témoignent d’un conflit entre « les rouges et les noirs », les rouges représentent la noblesse, les danseurs sont une image de la Soule, les noirs représentent les étrangers et aussi les plus pauvres, ils défient les rouges, les interprétations de plusieurs personnages mythiques imaginés par les acteurs émeuvent les spectateurs.

Danse Pays Basque